Conseils Thermiques

l'isolation thermique répartie, le monomur

l'avis de la rédaction

L'isolation répartie peut être une très bonne alternative aux techniques traditionnelles d'isolation par l'intérieur ou par l'extérieur. Cependant, certaines techniques comme les briques monomur ou le béton cellulaire ne permettent pas d'atteindre des performances thermiques assez élevées pour être utilisés seuls. Ils perdent donc une partie de leur intérêt lorsqu'il faut mettre un isolant supplémentaire. Dans tous les cas, la mise en oeuvre doit être précise ce qui induit souvent des prix supérieurs mais qui sont généralement gages de qualité des produits et de savoir-faire des artisans.

présentation

L'isolation repartie, aussi appelée monomur, est encore peu mise en oeuvre en France. Avec cette technique, c'est le mur lui-même qui joue le rôle de l'isolant.

les techniques

La brique traditionnelle monomur

brique monomurLa brique monomur est la technique la plus connue et la plus mise en place. Moins chère à l'achat que les autres solutions elle présente toutefois des performances thermiques faibles. Ainsi, la résistance thermique des briques monomur est de l'ordre de 4 m².K/W pour une épaisseur de 42,5cm (λ=0,11 W/(m.K)), ce qui est assez peu quand on sait qu'une isolation correct des murs exige un R minimum de 5 m².K/W. L'énergie grise (énergie qui faut pour produire le produit) est très élevée ce qui fait de la brique un matériau peu écologique.

La brique monomur isolante

La brique monomur isolante intègre un complexe isolant, le plus souvent de la laine minérale. Cela renforce de manière efficace la résistance thermique qui atteint 5,5 m².K/W pour une épaisseur de 42,5cm (λ=0,08 W/(m.K)). L'isolation phonique est elle aussi renforcée.

Le béton cellulaire

bloc de béton cellulaireLes blocs de béton cellulaire existent depuis plusieurs décennies. Très utilisé dans les pays nordique, le béton cellulaire a encore du mal à s'imposer dans les régions où le climat est moins rude. La résistance thermique est de 4,3 m².K/W pour une épaisseur de 36,5cm (λ=0,09 W/(m.K)). Le béton cellulaire à l'avantage d'être léger (donc facile à mettre en place) et d'être respirant. Toutefois, les épaisseurs disponibles ne dépassent pas 36,5 cm ce qui peut être un frein si l'on veut une résistance thermique des murs supérieure à 5 m².K/W. L'énergie grise est plus faible que les briques.

La paille

ballot de pailleLes ballots de paille font aussi partie de ce que l'on appelle l'isolation répartie puisqu'ils ne nécessitent pas d'isolant supplémentaire. Ce matériau, bon marché et écologique (puisque local) est souvent utilisé en autoconstruction, sa mise en oeuvre est en effet assez aisée. La durée de vie est tout à fait acceptable (plus de 20 ans) mais il n'y a encore que peu de retours sur cet aspect. Côté performance thermique, la paille est un très bon isolant puisque sa conductivité thermique est de l'ordre de λ=0,045 W/(m.K) (plus le λ est bas, plus le matériau est isolant). Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les ballots de paille sont très résistants au feu et à l'humidité. On peut également noter que des variantes existent comme le torchis (mélange paille/terre) ou des blocs de chanvre avec des propriétés assez similaires.

Isolasup

bloc isolasupD'une conception très différente de ce que l'on peut voir traditionnellement, il est difficile de donner un avis sur ce produit. La technique consiste à remplir de béton les deux éléments que l'on voit sur la photo ci-contre. Les blocs sont très légers et leur résistance thermique est élevée puisqu'elle atteint 9,10 m².K/W pour un bloc de 42cm soit un conductivité thermique de 0,045 W/(m.K); identique à la paille.

plusavantages

moinsinconvénients

conclusion

L'isolation répartie peut être une très bonne alternative aux techniques traditionnelles d'isolation par l'intérieur ou par l'extérieur. Cependant, certaines techniques comme les briques monomur ou le béton cellulaire ne permettent pas d'atteindre des performances thermiques assez élevées pour être utilisés seuls. Ils perdent donc une partie de leur intérêt lorsqu'il faut mettre une isolant supplémentaire. Dans tous les cas, la mise en oeuvre doit être précise ce qui induit souvent des prix supérieurs mais qui sont généralement gages de qualité des produits et de savoir-faire des artisans.

si vous aimez, partagez !

Suivez nous sur facebook Suivre Cthermiques sur Twitter flux rss

laisser un commentaire ou une question










Voulez-vous être averti par mail lors d'une réponse à ce commentaire?
Voulez-vous vous inscrire à la newsletter?
* Champs obligatoires

commentaires et questions

Benjamin (Admin) le 14.08.13

Effectivement, il y avait une inversion.
L'erreur est corrigée,
Merci de l'avoir signalée.

ThermEco2 le 12.08.13

Les dimensions des conductivités thermiques et résistances thermiques sont erronnées ; m2K/W pour la résistance thermique et W/(mK)pour la conductivité thermique
Remonter